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Élections régionales de 2010 : les hommes politiques comprennent-ils ?
Comme à l’habitude, quel que soit son résultat, chacun y trouve son compte et matière à satisfaction, même si le sourire est un peu crispé. Un peu plus de 53 % d’abstentions, il est difficile de ne pas en parler. Manque de civisme, méconnaissance du rôle des régions et des hommes en place, absence de débat du fait des autres (les adversaires politiques), toutes les mauvaises bonnes raisons sont évoquées pour le déplorer. Mais le mot d’ordre est : mobilisation pour le deuxième tour, pour gagner !
Score du Parti Socialiste : 29,4 % des votants.
· Martine Aubry déclare : "Le PS est à un de ses plus hauts niveaux historiques. Les Français aujourd’hui ont exprimé leur refus d’une France divisée, angoissée et affaiblie et voulu exprimer leur souhait d’une France plus juste et forte". Elle constate le refus d'une France divisée de la part des Français, mais elle qui se pose en candidate potentielle à la prochaine élection présidentielle (pour devenir présidente de tous les Français) déclare à propos du résultat de Georges Frêche qu'elle vient d'exclure du parti socialiste : "il faut faire barrage à la Droite en Languedoc-Roussillon", ce qui revient à le soutenir alors qu'il n'était pas convenable, et par conséquent à dire que les citoyens qui votent à droite en Languedoc-Roussillon le sont encore moins !
· Benoît Hamon, porte-parole du PS, questionné à propos du dialogue engagé avec les verts pour faire alliance pour le second tour : "avant le premier tour il y avait des divergences de fond très importantes et il y aura des accords partout, n'est-ce pas artificiel, n'est-ce pas ce genre d'attitude qui décourage les électeurs ? Il répond bien évidemment que non, que cela n'était que débat, plutôt sain.
Score de l'UMP : 26,1 % des votants.
- Le premier ministre François Fillon prend la parole :"la faible participation ne permet pas de tirer un enseignement national de ce scrutin. Rien n'est donc joué pour le second tour dans de nombreuses régions. Les électeurs ne sont la propriété d'aucun parti.
- Xavier Bertrand déclare que rien n'est joué et refuse d'évoquer une défaite : "ça va se jouer dans un mouchoir de poche". Daniel Cohn-Bendit visiblement énervé lui rétorque : "je trouve ça con. Pourquoi vous ne voulez pas dire que vous avez perdu ?" Bel exemple de débat, mais pour une fois ce n'est pas de la langue de bois !
Score d'Europe-Écologie : 12,1 % des votants.
- Ce même Daniel Cohn-Bendit jubile : "l'écologie est aujourd'hui en France la troisième force politique".
Score du FN : 11,51 % des votants.
Score des autres partis : 20,9 % des votants.
- Parmi ceux-ci, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) me semble le seul lucide, ou tout au moins le seul à reconnaître la vérité lorsqu'il déclare : "l'abstention n'est pas une case creuse, c'est une forme d'insurrection civique de gens qui disent qu'ils en ont ras le bol, et ça s'adresse à tout le monde"
En effet, on a beau dire que l'abstention n'est pas prise en compte, que cette posture est déplorable, il s'agit tout de même d'un fait particulièrement important. C'est une façon de montrer son insatisfaction devant l'impossibilité de l'exprimer autrement. Je ne pense pas que les hommes politiques ne le comprennent pas, je crois plutôt qu'ils feignent de l'ignorer, parce que ça les arrange et qu'ils sont contraints de le faire pour continuer à jouer le jeu du système dans lequel ils s'agitent.
C'est pourtant un jeu dangereux, "le ras-le-bol" est présent tous les jours, et s'exprime de plus en plus souvent dans la rue, même par des catégories sociales qui n'avaient pas l'habitude de le faire. Il s'exprime aussi dans les entreprises, par le malaise de plus en plus révélé des salariés, par les séquestrations de dirigeants, par la destruction d'outils de travail. Attention à l'escalade, aux surenchères, surtout lorsque nos élites dirigeantes les attisent par leurs dénigrements mutuels systématiques et la conduite indécente de certains.
"Le PS est à un de ses plus hauts niveaux historiques" s'est gargarisée Martine Aubry ! C'est faux ! Peut-être en pourcentage, en pourcentage de quoi ? En pourcentage de même pas la moitié des électeurs. Moins il y aura de votants, plus les pourcentages seront importants. Le tableau ci-dessous montre une réalité beaucoup moins glorieuse.
|
Par rapport aux : |
Votants en % |
Total des électeurs en % |
|
Total |
100,0 |
100,0 |
|
PS |
29,4 |
13,8 |
|
UMP |
26,1 |
12,2 |
|
EE |
12,1 |
5,7 |
|
FN |
11,5 |
5,4 |
|
Reste |
20,9 |
9,8 |
La participation sera-t-elle meilleure au second tour ? Je crains que non. Il y aura parmi ceux qui ne seront pas présents au second tour des électeurs du premier tour qui, déçus, ne participeront pas. Il y en aura d'autres qui, s'étant abstenus au premier tour pour montrer leur désappointement, se manifesteront au second plutôt pour voter "contre" celui que l'on ne veut pas voir quel qu'en soit le motif. Vote que s'appropriera bien à tort celui qui en bénéficie, pour déclarer qu'il a réussi à mobiliser ses électeurs pendant l'entre-deux tours.
J'ai déjà parlé de ces problèmes d'abstentions en d'autres occasions.
Je pense que le système politique dans son mode de fonctionnement actuel ne peut pas apporter les réponses attendues par les électeurs de quelque bord qu'ils soit.
- Les citoyens attendent un vrai changement de Société, il n'y a pas de véritable projet pour cela, porté par les différentes sensibilités politiques, d'aucune tendance.
- Les acteurs politiques sont paralysés par la peur de perdre les élections, ils ne cessent de le répéter, ce qu'ils veulent c'est "gagner", et non répondre aux attentes des citoyens.
- N'ayant pas de vrais projets pour se différencier les uns des autres, il n'y a pas de débats dignes de ce nom, seulement des attaques lamentables, contre les personnes, contre les projets présentés par ceux qui sont en place (quel que soit leur bord). Face à ce dénigrement systématique de nos élites par nos élites, chaque réforme présentée suscite la peur de se faire avoir est de plus en plus l'envie de "descendre dans la rue" pour dire non !
- Ils sont "contrôlés" par des minorités puissantes : puissances financières, lobbys, associations militant pour de nobles causes (pas toujours), qui leur imposent chacune à leur façon leurs propres attentes sectorielles, et qui en définitive ne sont pas celles de la grande majorité des citoyens.
- Les mesurettes, les compromis, les amendements, construisent des usines à gaz qui ne fonctionnent pas, tant elles sont complexes et sans ressources financières. Ce n'est pas en prenant une mesure de plus en rendant le vote obligatoire que l'on pourra répondre à ce problème.
Je pense que les citoyens sont demandeurs de réformes, de projets, correspondant à leurs attentes. Ils s'opposent à ce qu'on leur présente pour les raisons évoquées ci-dessus et non pas parce qu'ils n'en veulent pas.
J'ai développé dans mon livre Utopies ? des idées qui pourraient permettre de faire bouger les choses, je le pense. En gros, puisque le système politique actuel (je dis bien le système, pas forcément les hommes) ne le permet pas, il faut changer le système. C'est une chance, les outils modernes de communication pourraient le permettre aujourd'hui. Nous pourrions faire évoluer nos démocraties représentatives vers des démocraties plus directes, dans lesquels ce seraient les citoyens qui feraient les choix parmi des projets qui leur seraient proposés. Je dis bien les choix, pas la construction des projets qui est du ressort de spécialistes, d'experts, proposant différentes alternatives. Quelle révolution ! Ce serait une manière a vraiment responsabiliser les citoyens, à les re-intéresser à la politique. Ce serait également la diminution très sensible du système des privilèges, des pressions inacceptables d'intérêts particuliers. Évidemment, cela peut paraître utopique. Utopique peut-être quant à la volonté de faire, mais en tout cas pas quant à la faisabilité. La volonté de le faire c'est aux citoyens de l'avoir !
À propos des Retraites
C'est reparti sur le problème des retraites. Les médias ne parlent plus que de Michael Jackson et de ça. Quelques sondages particulièrement stupides constatent en gros (comme celui paru dans Ouest-France), que :
• 75 % des personnes interrogées sont inquiètes sur le financement de leur retraite.
• Compléter le système par répartition à l'aide de fonds de pension intéresse environ 50 % des Français.
• Seulement 36 % approuvent le recul de l'âge du départ à la retraite au-delà de 60 ans.
• Augmenter les cotisations sociales ne recueille que 26 % d'avis positifs.
• Quant à diminuer le niveau des retraites, seulement 9 % l'envisagent. Je dis que ce genre de sondage est stupide, car lorsqu'on pose à quelqu'un la question de savoir s'il préfère quelque chose d'intéressant au quelque chose de moins intéressant, il est clair que la majorité va choisir la première alternative. Pas tous, bien sûr, tout le monde n'a pas forcément compris de quoi il s'agit, certains pensent qu'il doit y avoir un piège derrière la question. De quoi s'agit-il ? L'espérance de vie a augmenté de façon extraordinaire et cela va continuer. Les personnes âgées sont la plupart en bonne santé et en bonne forme de plus en plus longtemps. Le système des retraites repose en gros sur le principe suivant : ceux qui travaillent aujourd'hui financent les retraites de ceux qui en bénéficient. Ces derniers sont de plus en plus nombreux, alors qu'en parallèle ceux qui travaillent voient leurs effectifs diminuer en raison des gains de productivité et des délocalisations. Le système n'est pas viable et il va exploser à très court terme si on ne le fait pas évoluer. Pour une fois, tout le monde semble être d'accord sur ce point de vue (les hommes politiques, les syndicats, la population). Là où le bât blesse, c'est sur le choix des solutions. Comme par hasard, les responsables au pouvoir ont un schéma en tête, sur lequel ils veulent bien débattre, tout en étant persuadés qu'il n'y a pas d'autre solution possible. François Fillon a affirmé samedi 27 juin : "il n'y a pas d'autre solution que de travailler plus longtemps". Il envisage un débat sur l'âge légal de la retraite si l'allongement de la durée de cotisation n'est pas suffisant pour convaincre les Français de rester plus longtemps au travail. Les partis politiques qui ne sont pas au pouvoir, se font un plaisir de proclamer que ce schéma ne tient pas debout (pour des raisons totalement démagogiques) et ne proposent rien d'autre que des alternatives de détail, sans doute bien heureux de ne pas être au pouvoir à l'instant présent, ce problème pouvant être qualifié de " patate chaude". Répondant à François Fillon, la CFTC proclame " cette déclaration est aventureuse". Les syndicats, comme toujours, n'ont qu'une seule idée en tête : préserver les avantages acquis. Le débat va être donc être long, semé d'embûches et de conflits et l'on aboutira une fois de plus : au mieux à un compromis sur une usine à gaz, ou plus vraisemblablement sur une formule plutôt imposée par le gouvernement et soi-disant subie par les syndicats. Tout le monde sera satisfait de ne pas avoir perdu la face. Les intéressés n'auront qu'à faire avec. La plupart d'entre eux n'auront pas vraiment compris à quelle sauce nous allons être mangés, l'inquiétude sera toujours là, tout comme la défiance vis-à-vis de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui prétendent défendre nos intérêts. Pour ma part j'ai cru comprendre que ce qui est envisagé par le gouvernement peut se résumer de la façon suivante : • La quasi-totalité des grands pays industriels a décidé, voire envisagé de repousser progressivement l'âge légal de départ à la retraite à 67 ans (d'ici 2040). Certains comme l'Allemagne y sont déjà. Nous devrons y venir aussi. • La durée de cotisation dans la fonction publique étant maintenant alignée sur celle du secteur privé, on peut envisager un allongement de la durée de cotisation de référence (à 41 ans en 2012,42 ans en 2016 et 43 ans en 2020). • Pour rendre ces mesures acceptables, une retraite à la carte serait mise en place, avec un âge minimum de départ à la retraite de 60 ans. Il serait possible après 60 ans de cumuler de façon illimitée des revenus et la pension de retraite. • De même, cette réforme pourrait s'accompagner du développement de systèmes par capitalisation pour compléter les régimes par répartition. Pour que cela soit plus équitable, ne pas augmenter les inégalités entre ceux qui peuvent épargner et ceux qui ne le peuvent pas, l'idée serait de rendre les fonds de capitalisation obligatoires avec un abondement des employeurs sur les cotisations versées par les personnes ayant des bas salaires. A priori, cela peut sembler raisonnable. Mais, ce serait trop beau que tout le monde soit d'accord sur cette solution. Chacun va trouver des défauts à cette construction. Qu'ils soient de détail ou effectivement graves, peu importe. Ce qui comptera c'est l'impact que l'on pourra utiliser auprès de l'opinion publique, à l'aide de quelques slogans porteurs, pour décrédibiliser le pouvoir en place. En réalité, je vois 2 points importants qui vont vraisemblablement ne pas être correctement traités ce qui une fois de plus sera fort dommageable. Le premier point est "l'argument massue", déjà largement soulevé, à juste titre, pour lequel aucune réponse valable n'est apportée. Comment demander aux gens de travailler plus et plus longtemps, lorsque l'offre de travail diminue et que la logique des choses fait que cela devrait continuer ? Les machines remplacent les hommes, on délocalise, les puissances émergentes vont prendre une place de plus en plus importante dans la production mondiale, dans un monde dans lequel les ressources ne sont pas illimitées. "Le contre argument massue" c'est l'appel au sauveur miraculeux, le " Zorro", le " Superman " de l'économie, j'ai nommé le mythe de la croissance perpétuelle. On n'est donc pas près de sortir du système des " dialogues de sourds". Le second point, qui peut sembler plus facile à résoudre, mais dont l'importance est capitale, c'est l'explication des solutions proposées aux intéressés. Je parle bien sûr, une explication claire, synthétique, sans parti pris. Je crains que pour le moment ce soit tout aussi mission impossible, pour des raisons similaires à celles du premier point. Certains points aussi soulevés sont ceux de la pénibilité, ceux des travailleurs âgés qui de ce fait ne peuvent plus assumer leur métier pour des raisons diverses, fatigue, perte de certaines capacités, etc. Tenter de répondre à ces questions par des règles sur les durées de cotisations ne me semble pas être la meilleure des choses. Comment classifier la pénibilité des métiers de manière juste et objective ? Ce qu'il faut avant tout c'est supprimer la pénibilité, la dangerosité (ce qui d'ailleurs risque de supprimer aussi des emplois par remplacement de l'homme par des robots). Mais surtout dans le monde d'aujourd'hui et de demain dans lequel l'emploi à vie n'existera pour ainsi dire plus, il faut apprendre à chaque individu à savoir changer, se remettre en cause, fréquemment. Ainsi lorsqu'il ne sera plus possible à une personne de continuer à remplir une tâche que l'âge ne lui permet plus, elle sera armée pour envisager une reconversion compatible avec l'évolution de sa situation physique. C'est vers des réflexions de cette nature qu'il faut s'engager. Mais, que peut-on faire ? Pour ma part j'ai essayé de réfléchir à ces problèmes, dans mon livre Utopies ? Je n'ai pas la prétention d'avoir trouvé des solutions miracles, seulement d'avoir fait fonctionner mon bon sens. Je pense tout d'abord que l'on ne pourra pas trouver de bonnes solutions tant que l'on restera enfermé dans la logique actuelle. Il faut sortir du cadre. Et cela est sans doute très difficile à tous ceux qui aujourd'hui sont impliqués dans les problèmes quotidiens. La seule vraie façon de construire quelque chose qui sera véritablement efficace, consiste à remettre grandement en cause ce qui existe et de reconstruire un ensemble plus simple. Il faut sortir de la façon traditionnelle de résoudre les problèmes, puisque l'on constate que ses résultats sont manifestement insuffisants. Il faut sortir de ce mode de résolution qui consiste à retoucher, aménager, voire substituer quelque chose de différent ou de complémentaire au "patchwork" des mesures existantes. Il faut une réflexion plus large, une réflexion d'ensemble avec une remise en cause importante de l'existant, tant les choses sont imbriquées entre elles. C'est ce que j'ai essayé de faire dans mon livre avec une réflexion dans les trois domaines suivants, par exemple. Dans le domaine économique et social, celle du "Bouclier Social" et un développement fort intéressant à propos du "concept de travail", en forte évolution. Pour la faisabilité, avec une réflexion sur les blocages de notre Société dans laquelle les citoyens qui aspirent fortement à voir les choses s'améliorer s'opposent quasi systématiquement aux changements qui leur sont proposés.
• Dans notre monde très complexe, on ne peut pas vivre, exister, s'intégrer à la société, sans un minimum de moyens. On s'efforce déjà de les donner, mais de façon trop compliquée et insuffisante. Ce "Bouclier Social" est une remise à plat, accompagnée de quelques améliorations, pour remplacer la "foultitude" de mesures en vigueur, accumulées les unes derrière les autres.
• La notion de travail telle que nous la connaissons depuis des générations est en train de subir une évolution sans précédent. La machine sous toutes ses formes se substitue de plus en plus à l'homme. Les caisses automatiques prennent la place des caissières, les conducteurs de bus, de train, ou les pilotes d'avion vont disparaître. On peut s'y opposer, ralentir le mouvement, mais c'est inéluctable. Et cela va toucher de nombreux domaines. Ce n'est pas forcément un mal, ce qui nous intéresse ce n'est pas de travailler dur, mais de pouvoir vivre. Une remise en cause de notre appréhension des choses s'impose. Il existe un gisement d'activités peu ou mal exploitées, car non rentables dans la vision économique actuelle. On ne peut pas confiner la prospérité d'une Société aux seules richesses marchandes. Les citoyens et leur bon sens ne cessent de le dire. Il n'est pas possible non plus de s'affranchir d'une réflexion sur le partage du travail, au mauvais prétexte du mauvais exemple de l'échec des 35 heures (échec essentiellement dû au fait que ce système a été construit dans la logique actuelle avec laquelle il est incompatible).
• Ce qui constitue l'utopie, ce n'est pas la faisabilité des propositions, mais la volonté de le faire. Le système politique dans son mode de fonctionnement présent ne peut pas conduire ces réformes pourtant indispensables. Notre démocratie représentative doit faire une part grandissante à la démocratie directe. Les outils modernes le permettent. Les citoyens doivent comprendre que leur responsabilité est engagée, que ces évolutions qu'ils attendent avec impatience ne pourront se faire que s'ils prennent en main leur destin. Alors, nos démocraties auront toute chance de devenir plus humanistes.
Pour approfondir ce point de vue exprimé à propos de l'actualité aujourd'hui focalisée sur les retraites, je vous invite à regarder quelques-uns des diaporamas présentés sur mon Site, à parcourir quelques extraits du livre, les courriers de quelques lecteurs, puis de vous procurer le livre qui traite ces sujets de manière plus approfondie.
Élections Européennes
Le taux d'abstention record de ces élections m'a inspiré quelques réflexions que vous pouvez retrouver sur mon blog.
Mais alors, que faire ?
Notre président, Nicolas Sarkozy, va nous parler ce soir, jeudi 5 février. Je prends le pari de rédiger ce billet dès maintenant, sans trop de risques de me tromper. Au besoin je rectifierai quelques lignes après son intervention si c'est vraiment nécessaire.
Du nouveau à l’Ouest !
Pour saluer l'élection de Barack Obama à la présidence des États Unis, j'ai adressé le courrier ci-dessous à mon premier lecteur américain. Au-delà de ce petit message d'amitié avec cet ami récent, cet événement m'inspire quelques réflexions en résonnance avec le contenu de mon livre Utopies ?
Soeur Emmanuelle nous a quittés
Juste 2 ou 3 lignes pour lui rendre hommage. Nous sommes des millions à le faire, tant elle méritait notre respect. Je me demande d'ailleurs s'il en est qui ne la respectent pas ? Peut-être, hélas pour eux !
Un petit clin d'œil, j'ai entendu qu'elle disait que pour que le monde devienne plus juste, cela passerait par les jeunes. Je crois qu'elle avait raison. Alors les jeunes, la balle est chez vous.
Le monde va mal
Le président de la République s'est exprimé lors de la séance d'ouverture du 7ème Sommet Europe-Asie. Je reprends ses propos.
"Mesdames et Messieurs, le monde va mal. Il va mal parce qu’il est face à une crise financière sans précédent dans sa gravité, dans sa soudaineté, dans sa violence et dans son déroulement. Le monde va mal parce qu’il est face à une crise du développement et ses conséquences sur l’environnement qui mettent en cause l’avenir même de l’humanité. Le monde va mal parce qu’il y a 900 millions de citoyens du monde qui n’ont pas les moyens de se nourrir. "
Leçon d'économie !
J'ai déjà reçu plusieurs fois cette "leçon d'économie" qui circule sur la toile depuis un certain temps, et qui, bien pédagogiquement, essaie d'expliquer qu'il faut arrêter de tirer sur le pianiste, ou de le faire un peu moins fortement. Le pianiste est en l'occurrence un buveur de bière qui finit par se fâcher avec ses amis à cause d'un tenancier qui a du faire l'ENA, ou quelque chose de similaire. J'ai décidé d'utiliser cette histoire pour apporter mon grain de sel. Lisez-la tranquillement, mon commentaire est donné en fin de lecture.
Les leçons de la crise financière ?
De quoi s'interroger sur nos élites. Le temps n'est-il pas venu de faire une place grandissante à démocratie directe, pour construire une démocratie plus humaniste ?
Exposition - 8 octobre 2008 - 2 février 2009 - Les Galeries nationales du Grand Palais
Extrait de la lettre de confession de Picasso, en 1952, à son ami l’écrivain Giovanni Papini.
